La Slovénie progresse avec les futures obligations de facturation électronique et de déclaration électronique.

Dernière mise à jour le 30 octobre 2025 pour refléter la promulgation finale de la loi sur la facturation électronique, reportant le mandat à janvier 2028 et supprimant l'obligation de déclaration électronique (e-reporting).

La Slovénie fixe son objectif de facturation électronique obligatoire à 2028, s'alignant sur la tendance croissante du paysage fiscal numérique en Europe, tout en supprimant définitivement l'exigence de déclaration électronique.

Fin juillet 2024, la Slovénie a fait ses premiers pas vers l'introduction de la facturation et de la déclaration électroniques obligatoires pour les entreprises dans leurs activités commerciales en soumettant une proposition en ce sens. Après avoir analysé les résultats et les obligations dans d'autres pays européens, notamment l'Italie, la Roumanie, la Pologne et la Belgique, la Slovénie a opté pour le modèle décentralisé de contrôle et d'échange continus (DCTCE).

Le cadre législatif initial, tel qu'énoncé dans le projet de loi sur l'échange de factures électroniques et d'autres documents électroniques (ZIERDED) publié par le ministère des Finances le 11 février 2025, avait fixé la date cible initiale au 1er janvier 2027. Cela constituait déjà un report par rapport aux propositions antérieures d'avril et juillet 2026, et la loi avait alors abandonné l'idée d'un reporting obligatoire en temps réel.

Toutefois, ces dispositions ont été remplacées : le 23 octobre 2025, l'Assemblée nationale slovène a officiellement adopté la nouvelle Loi sur l'échange de factures électroniques et d'autres documents électroniques. Celle-ci établit le 1er janvier 2028 comme date définitive de déploiement du mandat de facturation électronique B2B, marquant un nouveau report par rapport à janvier 2027, tout en supprimant définitivement l'obligation de e-reporting.


Forme et détails de la proposition

Facturation électronique obligatoire dans les transactions B2B domestiques

À partir du 1er janvier 2028, la facturation électronique sera obligatoire pour toutes les transactions entre entreprises en Slovénie. Cette obligation s'appliquera à toutes les entités inscrites au registre des entreprises de Slovénie (PRS), ainsi qu'aux personnes physiques exerçant une activité commerciale. Les factures papier ne seront plus acceptées pour les transactions B2B.

Les factures électroniques doivent être des documents XML structurés permettant l'automatisation des processus métier ; les fichiers PDF ne seront pas considérés comme des factures électroniques. L'échange se fera par des canaux sécurisés décentralisés selon l'une des méthodes suivantes :

  • Le format local eSLOG, standard principal déjà utilisé pour les transactions avec le secteur public (B2G) ;

  • Toute syntaxe conforme à la norme européenne EN 16931 ;

  • Tout autre standard, sous réserve d'un accord contractuel mutuel entre les parties.

Si l'émetteur et le destinataire utilisent des formats différents, la facture doit être convertie par un prestataire de services enregistré (« ponudnikov e-poti », ou prestataires de routage électronique). Les échanges peuvent transiter par ces prestataires, le réseau Peppol ou une connexion directe entre les parties (si convenu). De plus, l'administration fiscale nationale (FURS) proposera une application gratuite nommée miniBlagajna pour faciliter les échanges des contribuables ayant un faible volume de transactions.

Pour les transactions avec les consommateurs (B2C), l'envoi de factures électroniques reste possible sous réserve du consentement du client et de la fourniture d'une version lisible (ex: PDF). L'usage de l'e-mail pour l'échange est réservé exclusivement aux destinataires consommateurs.

Reporting électronique obligatoire : initialement prévu, finalement abandonné

La proposition slovène incluait initialement un champ d'application plus large pour le e-reporting, englobant les transactions transfrontalières et les factures B2C. Cependant, la version finale de la législation adoptée supprime l'exigence de déclaration électronique. Cela signifie que la composante CTC (contrôle continu) a été retirée du système : la loi n'exige pas le signalement des factures électroniques échangées à la FURS.

Fidèle à la nature du modèle DCTCE, le pays prévoit néanmoins l'implication de prestataires de services de facturation électronique. Ces derniers devront suivre un processus d'accréditation pour figurer sur le registre officiel tenu par l'Administration des paiements publics (UJP).

L'abandon du e-reporting en temps réel ne diminue en rien l'importance de se préparer à la conformité de la facturation électronique, qui entrera bel et bien en vigueur.


Assurer la conformité de la facturation électronique

Le projet ViDA (VAT in the Digital Age), définitivement approuvé par les ministres des Finances de l'UE le 11 mars 2025, influence inévitablement les législations nationales. L'obligation slovène de 2028 constitue une préparation graduelle à cette directive européenne, qui rendra l'échange de factures électroniques obligatoire pour les transactions intra-communautaires dès le 1er juillet 2030.

La facturation électronique obligatoire devient une réalité pour les entreprises, en Slovénie comme partout dans le monde.

Pour garantir que votre entreprise reste conforme, il est essentiel de s'associer à un partenaire capable de gérer les réglementations de multiples pays. Banqup assure la conformité fiscale dans plus de 60 pays, et ce chiffre ne cesse de croître.

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Danielle Kiener

Responsable Grands Comptes, Groupe Banqup

Danielle a 15 ans d'expérience dans la gestion de la relation client en matière de facturation et d'administration financière. Elle travaille actuellement à Genève, où elle soutient les clients mondiaux du groupe Banqup et aide les entreprises multinationales à numériser leurs processus. Au fil des ans, elle a été étroitement impliquée dans la transformation numérique de la facturation, y compris la direction d'initiatives de facturation électronique dans les régions EMEA et Asie-Pacifique pour une grande multinationale. Son expérience approfondie lui permet d'être toujours à jour sur les dernières réglementations et changements en matière de facturation électronique dans le monde entier.

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